Banquise Arctique : petite amélioration en Novembre
Banquise Arctique : petite amélioration en Novembre dimanche 09 décembre 2018

L'étendue de la banquise Arctique n'était "que" la 9e plus faible mesurée au cours d'un mois...

d'actualités

L'observatoire météo du Mont Aigoual dans la tourmente
mercredi 14 novembre 2018

Lors du 17ème congrès de Genève en 2015, l'organisation météorologique mondiale a adopté une résolution visant à mettre en valeur les stations d'observation météo dont les relevés portent sur de longues périodes (>>, >>). En France, trois stations centenaires ont été récompensées pour la qualité et la fiabilité de leurs données sur plus d’un siècle dont celle du Mont Aigoual.



L'observatoire météorologique du Mont Aigoual a été construit entre 1887 et 1894 avec beaucoup de peine en raison de la rudesse du climat à 1 567 mètres d'altitude. L'histoire de cette bâtisse est étroitement liée au reboisement du massif de l'Aigoual à la fin du XIXème siècle ainsi qu'à la volonté et l'obstination d'un homme, Georges Fabre (1844-1911), alors contrôleur général des Eaux et Forêts (>>).



L'inauguration a eu lieu le 18 août 1894 et les observations y sont tenues de manière continue ou presque depuis le 1er décembre 1895 (quelques brèves interruptions durant les deux guerres mondiales). A l'origine, les mesures étaient effectuées par des forestiers et envoyées par télégraphe quotidiennement à l'Office National de la Météorologie à Paris et à la station régionale de Physique et de Météorologie Agricole de Montpellier. En 1943, les météorologistes de la Direction Nationale de la Météorologie succédèrent aux forestiers.


Observatoire du Mont Aigoual vers 1920







Le Mont Aigoual est le dernier observatoire météorologique de montagne occupé à l'année en France. Ses registres constituent une source d'information exceptionnelle sur le climat passé. Il propose un espace de découverte et d'animations sur la météorologie et le massif de l'Aigoual géré par la Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes et Météo France (>>). Il abrite un centre de tests qui soumet les capteurs confiés par des industriels aux conditions extrêmes du climat local. Il deviendra le premier centre français d’interprétation des changements climatiques à partir de mai 2020 (>>).



Néanmoins, l'observatoire est actuellement dans la tourmente, non pas météo mais sociale. Il est envisagé que ce dernier ne soit plus occupé en permanence par des météorologistes mais seulement par intermittence. Météo-France est en effet en pleine restructuration. Une première réorganisation territoriale a été décidée en 2008. Fin 2017, il restait 55 centres météorologiques sur les 108 que comptait l’établissement dans les années 2000. Lancé en 2017 par le gouvernement, le programme "action publique 2022" prévoit une baisse d’effectif de 500 personnes supplémentaires sur un effectif total d’environ 3000 agents.