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Les tempêtes mémorables de février 1990

Alors que des tempêtes se profilent à l’horizon pour les prochains jours en France, février 1990 présente des similitudes frappantes avec la situation actuelle.  Il est donc crucial de se rappeler que, il y a 36 ans, des tempêtes majeures avaient balayé une grande partie du pays, causant de nombreuses victimes. 

 

 

Février 1990 marquera le début de l'emballement climatique

 

Février 1990 restera comme un mois hors normes sur le plan météorologique. Les températures y ont dépassé de plus de 4 °C les normales saisonnières de la période 1981-2010. Cette douceur exceptionnelle, remarquable sur l’ensemble du mois, s’est accompagnée de records encore inégalés dans de nombreuses stations : 25,8 °C à Nice, 22,6 °C à Bourges, 22,1 °C à Toulouse, 21,1 °C à Strasbourg ou encore 20,0 °C à Orly.

Mais cette anomalie thermique ne fut pas de tout repos. Car au-delà de la douceur, février 1990 restera surtout marqué par une série de tempêtes d’une rare violence.

 

L'incroyable violence de la tempête Herta sur les Champs-Élysées dans l'après-midi du 3 février 1990 : le vent est si fort qu'il est quasiment impossible de se déplacer sur la plus belle avenue du monde...  photo archives meteo-paris.com

 

 

Herta : une tempête hors du commun

 

La première d’entre elles, baptisée Herta, frappe la France le 3 février. En fin de mois, Vivian et Wiebke prennent le relais, balayant une large partie de l’Europe. Le bilan humain d’Herta est particulièrement lourd : 23 personnes perdent la vie, dont 13 en Île-de-France. Si aucune victime directe n’est à déplorer en France lors du passage de Vivian et Wiebke, ces deux tempêtes feront néanmoins 68 morts à l’échelle européenne, pour des dégâts estimés à plus de 4 milliards d’euros.

 

L'une des multiples conséquences du passage de la tempête Herta du 3 février 1990 en Île-de-France - photo archives meteo-paris.com

 

Le samedi 3 février 1990, en pleine après-midi, une tempête hors du commun ravage la moitié nord du pays. Sa particularité réside dans son impact uniforme : régions de l’intérieur comme littorales sont frappées avec la même intensité. L’axe des vents les plus violents s’étire du Poitou-Charentes au nord-est, en passant par Paris. Dans cette zone, les rafales atteignent fréquemment 140 à 150 km/h.

 

Carte des rafales de vent maximales mesurées dans la journée du 3 février 1990 : le vent dépasse alors 130 km/h sur un axe allant des Pays de la Loire, à la Basse-Normandie, au sud de l'Île-de-France et à la Lorraine...

 

En arrivant sur la région parisienne dès le début d’après-midi, la tempête provoque des dégâts considérables. Les forêts sont sévèrement touchées, le parc de Versailles est en partie dévasté, et l’Île-de-France paie un lourd tribut humain. En quelques heures, cet épisode météorologique extrême inscrit durablement février 1990 dans la mémoire collective.

 

À Montmartre, le toit du funiculaire est balayé par des rafales qui frôlent les 150 km/h... - photo archives meteo-paris.com

 

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Auteur : Guillaume Séchet

Photo de Guillaume SECHETHistoire du site Météo Chambery